ACTUALITE MAI

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LA GAUDE

Le 31 mai 2019

Lily et Lily

 

Au théâtre de la Coupole, la Compagnie « Coup de Théâtre » dirigée par Laurent Arnaudo propose « Lily et Lily » une comédie sympathique qui retient l'attention du spectateur pendant 2heures et demie.

Deux sœurs jumelles, Lily et Deborah, pas nécessairement nées sous le signe des Gémeaux, mais que tout oppose, se retrouvent trente ans plus tard. Entre sœur, beau-frère, mari, ex-mari et impresario, Lily jongle plus ou moins allègrement. Nous avons reconnu Chantal Rivoire qui tient le rôle principal et Françoise Grandvoinet qui incarne une journaliste « people ». Votre Courge (sniff) ne connaît pas les noms des autres comédiens, mais constate que la brochette est de qualité.   Un bon moment de théâtre et un succès bien mérité.                

France-Hélène La Courge

VENCE

Le 26 Mai 2019

Concert du Conservatoire à la Cathédrale

 

 

Le 26 mai, jour d'élections, jour de la fête des Mères et malgré cela, notre Cathédrale se remplit d'auditeurs attentifs. En effet, l'orchestre du Conservatoire de Vence sous la direction de Mauricio Lozano propose un fort joli concert. Dvorak, Bach, Mozart, Schubert, Grieg, Strauss, Rimski-Korsakov et Saint-Saëns sont à l'honneur. Le Rotary de Vence avec Andréa Caroff qui organise ce concert pourra ainsi offrir un piano au Conservatoire.             

France-Hélène La Courge

Les acteurs par ordre d'entrée en scène : ODIUS LE DRUIDE - Philippe VIDAL - FAVENTINUS - Jean-Marie RAMI - VEOLIUM - Pierre CASTELAIN
ELEONIS - Julie BERAUD - PRINTINA - Anne LEROY - PISSARUM - Christian MIGLIORE - RUTILUS - Christian PIANA - CURATINUS - Eric WATRIN - MELISSANE - Yveline RAYNAUT - SERABOSC - Jean-Luc GRAUZIERA - CANIOTE - Maud JACOB - PICABOSC - Christophe ORDENOVIC - MALBOSC - Edith BOCQUI - BRUTUS VINCI - Yves CARRIOU

VENCE

Le 25 mai 2019

"Vence à travers les siècles"

Saynète écrite et mise en scène par Jean-Marie Rami

                Les saynètes de Jean-Marie RAMI ont une constante : faire découvrir Vence d’une façon distrayante, dans des mises en scène imaginatives, costumes et décors à l’unisson.

                En ce samedi après-midi, les Cieux ont accordé une faveur à la troupe de LO CEPON en dispensant des rais de soleil. Les spectateurs présents sur le Belvédère Fernand Moutet, débarrassés de la pluie, ont ri de bon cœur aux situations qui, de l’histoire romaine à l’époque actuelle, montrent des similitudes : les revendications, qu’elles soient des vestes marrons, des bonnets phrygiens ou des gilets jaunes, s’élèvent contre toutes les taxes que les gouvernants de tous les siècles tentent d’imposer et de justifier !

                Un moment bien divertissant ! Un grand merci à l’auteur et metteur en scène et à tous les acteurs incarnant les personnages, dont les noms pourraient parfois faire penser à quelque moderne société, mais ce n’est que pure coïncidence, n’est-ce pas VEOLIUM et BRUTUS VINCI ? 

Danielle Vallée

Lo Cepon célèbre les fontaines

 

Quelle que soit l’année, la Fête des Fontaines régale les Vençois et les estrangers venus des villes voisines ! Comment ne pas céder au plaisir de déambuler dans les rues au son des tambourins et des galoubets ? Certains vont jusqu’à esquisser des pas de danse, rappelant avec bonheur les baleti proposés régulièrement par l’association Lo Cepon de Patrick Rougeot et Jean-Marie Rami.

Le parcours est sensiblement toujours le même mais, cette année, le départ a eu lieu à la fontaine de la place Simone Veil puis de la fontaine du Grand-Jardin, remontée vers la rue Henri-Isnard, arrêt à la fontaine de la chapelle des Pénitents-Blancs, puis ruée vers le lavoir qui offre un filet d’eau de la Foux en son centre, là où jadis les bugadières lavaient leur linge. Cette année pas de lessive, mais peu importe, les chants du groupe Capodastre font résonner les murs avec les notes des musiciens de Lo Cepon.

Nelly ORENGO

VENCE

Le 25 mai 2019

CAFÉ LITTÉRAIRE À LA MÉDIATHÈQUE

 Danielle Vallée

 

                Maria PLAUD, la Responsable de la section Adultes de la Médiathèque, accueille les cinq participantes venues ce matin pour parler des livres lus sur le thème du « positionnement de l’écrivain dans la société ». Et pour le cas où le thème n’aurait pas été source d’inspiration, les lectrices ont toute latitude pour présenter un livre de leur choix. Cette absence de formalisme très appréciée va donner vie à une grande diversité d’ouvrages.

                Le livre de Pierre GUYOTAT intitulé « IDIOTIE » est une autobiographie. L’auteur parle de son passage de l’adolescence à l’âge adulte, entre 1959 et 1962. On comprend que ce furent des années très difficiles, avec la mort de la mère, l’autoritarisme du père, l’éducation catholique. En lui, tout se heurte : les phantasmes sexuels, le sentiment de culpabilité, l’expérience traumatisante de l’armée, la guerre comme appelé en Algérie, la confrontation à la violence, l’errance, le déclassement, mais une lumière à la recherche de la poésie, grâce au souvenir d’un professeur.

                Livre difficile, qui peut heurter certaines sensibilités. Il faut saluer le courage pour une telle lucidité. Plusieurs nominations et prix (Prix Médicis, Prix de la Langue Française 2018, Prix spécial du jury Fémina) pour ce récit autant dérangeant que bouleversant.

                « MISS JANE », de Brad WATSON, est l’histoire d’une enfant née dans une ferme du Mississipi, avec une malformation qui l’empêchera d’avoir une vie normale. Heureuse tant qu’elle n’a pas été confrontée aux autres, en dehors de sa famille, mais prenant vite conscience qu’elle ne sera jamais comme les autres, après une rentrée des classes où elle est ostracisée, elle se réfugie dans une solitude acceptée. Le courage de cette enfant qui devient adolescente et adulte est bouleversant, dans un climat tellement peu propice à son épanouissement, entre une mère acariâtre et un père alcoolique. Le seul personnage qui montre de l’humanité à son égard est le docteur Thomson qui la suit depuis sa naissance en 1915. Il appelle de ses vœux les progrès de la science médicale pour apporter une solution à ce désordre physique extrêmement handicapant qu’est l’absence de sphincters. Mais c’est le début du vingtième siècle et la chirurgie n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Un roman qui ne laisse pas indifférent.

(lire la suite ICI)

VENCE

Les 25 et 26 mai 2019

Le Marché des Potiers 

 

                Samedi, les places du Grand Jardin et Clémenceau accueillaient le marché des potiers, successions de stands où l'on a pu admirer cet art véritable fort prisé dans notre région, flâner et questionner les exposants afin de comprendre les ficelles de ce travail gratifiant.

                Vers l'église, les élèves de la section céramique (CAP et BMA) du Lycée Léonard De Vinci, à Antibes, exposaient leur création. Il s'agit d'un projet abouti passant par diverses étapes : objets tournés, décorations, émaillages, cuisson de céramiques. Les professeurs d'Art Appliqué et d'Atelier ont collaboré afin que la démarche représente un package hermétique. Une partie du stand était réservée à la création d'Ocarina, qui a nécessité l'intervention de Monsieur Forni, musicien, céramiste, et expert en la matière.

                Chapeau au Lycée Léonard De Vinci et longue route à son atelier d'élèves. 

Damien Courouble

TOURRETTES-SUR-LOUP

Le 19 mai 2019

Concert « Paysages romantiques »

Amy BLAKE, soprano, et Takako BASEY, pianiste

 

                Admirable concert au profit des travaux de rénovation de l’église Saint-Grégoire donné par la soprano Amy Blake, et la pianiste Takako Basey.

                Amy Christiana BLAKE est née au Texas, diplômée de la Texas Tech University de Lubbock ; Amy vit maintenant à Saint-Jeannet. Elle a gagné plusieurs concours de chant aux États-Unis, dont la Fondation Puccini et Bel Canto à Caramoor. Elle fut conviée à participer aux Finales du Lyric Opera Center for American Artists, à Chicago.               

Takako BASEY, pianiste japonaise, est née à Iwate, au Japon, où elle a été encouragée par ses parents dès l'âge de cinq ans à étudier le piano. Ses premières études formelles ont eu lieu à la célèbre école de musique Toho Gakuen à Tokyo. Comme Amy Blake elle réside sur la Côte d’Azur.

                Les deux jeunes femmes nous ont offert un programme particulièrement plaisant :

LISZT : Nocturne N°3 « Rêve d’amour », pour piano seul

BRAHMS : Ständchen (Sérénade) Opus 10,  no 1, Nachtigall (Le Rossignol) Opus 97, no 1, Salamander (le Salamandre) Opus 107, no 2, Unbewegte laue Luft (Air calme et tiède) Opus 57, no 8, CHOPIN
Valse – Opus 64 – 2, Ballade – Opus 23

BERLIOZ : La mort d’Ophélie (E. Legouvé, d’après Shakespeare), « Absence » des Nuits d’été (T. Gautier), « L’île inconnue » des Nuits d’été (T. Gautier)

DEBUSSY : La fille aux cheveux de lin – piano, Jardin sous la pluie – piano

CHAUSSON : Les papillons (T. Gautier), Dans la forêt du charme et de l’enchantement (J. Moréas),
La Cigale ( Leconte de Lisle). 

Marcel Orengo

Le 19 mai 2019

La Brissaudo fête Saint Isidore

et couronne la nouvelle Maio

 

                L’association La Brissaudo nous émerveillera toujours par ses rappels des traditions ancestrales. Cette année encore, une petite fille du groupe folklorique vençois est choisie par les responsables pour son implication, et cette année encore il était difficile de faire un choix puisqu’elles sont toutes formidables.

                La Maio, petite reine de mai, doit être assidue tout au long de l’année. Âgée d’une dizaine d’années, son couronnement marque la préparation du passage chez les plus grandes et un changement de costume s’impose : elle sera tout de blanc vêtue, signe de la pureté de l’enfance, sans doute en référence au mois de mai, mois de la Vierge Marie. L’année dernière nous avions Marie-Florentine Clerico, elle laisse sa place à Marie-Valentine Clerico, couronnée par Laurie Gnoni, demoiselle d’honneur.

Marcel Orengo

VENCE

Le 18 mai 2019

LA NUIT DES ARTS

 

    La Nuit des Arts a débuté ce samedi 18 mai en soirée par la visite de la galerie Chave qui présente une exposition très originale : ce que des artistes peuvent faire avec du bois. Par cette soirée froide et pluvieuse on serait tenté de dire une bonne flambée. Dans les faits, cette exposition recense les différentes manières de traiter cet élément simple et naturel.

   La diversité des bois, abandonnés dans la nature et érodés par l’eau, les attaques climatiques et l’usure du temps, a souvent inspiré des artistes qui souhaitaient redonner à ces éléments une destination inédite. Pour moi sculpture sur bois et artiste m’évoquait ceux qui, dans les années 60, travaillaient le bois d’olivier. Une mode un peu passée aujourd’hui. Ici c’est différent, pas de saladiers ou de plateaux à fromage. Des bois peints, taillés et assemblés. Dix artistes se partagent la galerie, trop nombreux pour les citer tous.

    Retenons Armand Avril qui réalise des montages peints de bouchons de liège, de vieilles pinces à linge et d’autres objets hétéroclites.

Juan Ferrer, un maçon portugais émigré à Vence, qui trouvait sur les chantiers des troncs et des souches d’arbres et les sculptait pour en faire, dans un délire imaginaire rare, des personnages et des châteaux extraordinaires.

   Amédée Laugier, mort dans les années 1960 à Nice, qui sculptait des quignons de bois pour en faire des personnages fétiches.

Michel Graniou, qui photographie quant à lui des arbres et des racines anthropomorphes, ou des forêts méridionales dénudées par le feu.

Jean Rosset qui sculpte à la tronçonneuse des bois de chêne cassés par les tempêtes des Alpes, pour en faire des têtes monumentales peintes.

   J’ai eu la surprise de trouver dans cette liste de talentueux artisans que n’aurait pas désavoué le Facteur Cheval, Man Ray, peintre américain qui avait rejoint le mouvement artistique le plus important du 20e siècle : le surréalisme. Créateur du mouvement apparenté Dada, mais aussi photographe de mode, cinéaste, écrivain, journaliste, poète, ami de Picasso, Salvador Dali, André Breton, Marcel Duchamp, et de tout ce qui porte un nom en France et aux États Unis. Il sera même un temps très impliqué dans l’enquête, en 1947 à Hollywood, du meurtre jamais résolu d’Elizabeth Short, dite Le Dahlia Noir.

    On peut se demander comment il a trouvé le temps de faire de la sculpture sur bois ! 

Raymond Ardisson

À voir à la galerie Chave, rue Henri-Isnard, du 18 mai à mi-juillet 2019

VENCE

Le 18 mai 2019

QUATRIÈME NUIT DES ARTS – de 18h30 à 24h00

ARTS PLASTIQUES – MUSIQUE – LITTÉRATURE

 Danielle Vallée

 

                Le titre est évocateur, la Nuit des Arts à VENCE englobe toutes les formes d’expression artistique. Les galeries et les artistes ont répondu présents, comme les années précédentes. C’est ainsi que la Présidente de LIRE À VENCE a emmené le public à la découverte des expositions, à la rencontre des artistes, avec des pauses pour la lecture de textes sur l’art, sa définition, sa perception, sa vision, ses objectifs, ses critiques : des « Carnets » de Léonard de Vinci au « Journal » de Delacroix, à l’analyse très fouillée d’Octave Mirbeau dans ses « Écrits sur l’Art » présentant des peintres de son époque, tels Vincent Van Gogh ou Paul Gauguin, aux discours d’inauguration de Marcel Duchamp à l’Université de New-York, et au point de vue de poètes comme Stéphane Mallarmé ou Pablo Néruda.

                Citons aussi le philosophe Alain, l’écrivain Marcel Proust et des contemporains comme l’historienne d’art Daphné Bétard, l’écrivain Michel Leiris ou bien encore Gérard Titus-Carmel. Citer tous les extraits qui ont été lus serait long, retenons la riche diversité, ainsi que l’implication des lecteurs et lectrices pour y mettre la tonalité voulue, que ce soit Jean-Sylvain Cabot, Eneko Saint-André, Claude Joyard ou Danielle Vallée, tour à tour le ton sérieux, grave, ironique, festif, interrogatif.

                Et le tout ponctué par un remarquable quatuor de musiciens, la famille Roberto SPITZ, offrant avec une générosité et un plaisir évidents les sons modulés de trois trompettes et d’un euphonium, airs connus ou moins connus, chaleureusement accueillis par les auditeurs, les visiteurs, les artistes et les galeristes, dans tous les lieux : de la magnifique et récente Galerie CHAVE presqu’en face de la galerie historique de cette famille dans la rue Isnard, en passant par le MUSÉE de la Place du Frêne, en continuant par les cinq portes ouvertes à la PLACE DU PEYRA, en poursuivant dans la Rue de l’Evêché où œuvrent Maria ROUSGUISTO et Patrick ROSIU, pour arriver à l’intime PLACE GODEAU sur laquelle s’ouvre THE LOOKING GLASS, dont la propriétaire a accueilli dans son espace lumineux musiciens, lecteurs et public, tous un peu transis par une persistante pluie fine.

                Sortir par la Porte d’Orient, rejoindre l’Atelier de Christophe BERAERT, découvrir une facette nouvelle de l’artiste le temps d’un intermède musical, reprendre les parapluies et filer à la Librairie-Galerie de la BASSE FONTAINE, y admirer, entre autres œuvres, les cartons de Jean Picart-Le Doux dont les tapisseries d’Aubusson ont bénéficié au siècle dernier, emprunter la Porte du SIGNADOUR pour rejoindre la Place SURIAN et la galerie DS où Phil BILLEN fait entrer le groupe, où chacun arrive en ordre dispersé en tentant d’échapper au déluge du ciel.

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LA GAUDE

Le 17 mai 2019

Vernissage-Hommage à Roger Orengo

 

L’émotion était palpable à la Coupole pour ce vernissage rendant hommage à Roger ORENGO, en présence de nombreux amis, de sa sœur Françoise Orengo, de son fils, d’Arlette Zinn de l’association « L’Encre Bleue », de Françoise Guyon auteure de livres et albums illustrés par Roger, d’Alex Benvenutto et Jean-Marc Augier de l’ensemble de jazz So What, de  Vanessa Siegel, conseillère départementale, de Gilles Faraut, directeur du Centre culturel et de Monique Luisoni Tosello représentant le maire, Bruno Bettati.

Outre une vie professionnelle bien remplie, ayant exercé le métier d’ingénieur informaticien au CER IBM et de Conseil aux entreprises, Roger aimait la haute montagne, le pilotage d’avion de tourisme en France mais aussi à l’étranger. Il était un fidèle acteur de la vie associative de La Gaude avec l'Atelier de la Gaude, L’Encre Bleue, atelier d'écriture, et de nombreuses participations à la vie locale.

 

Tout au long de sa vie, il y a eu des passions qui l'ont mené à être un grand voyageur, et de ce fait rencontrer les populations locales. Il a écrit, publié des nouvelles, et soucieux des difficultés rencontrées par les enfants dans le monde, il a illustré des albums pour la jeunesse de la collection « Grandir aux 4 coins du monde », soutenue par Amnesty International.

Suite à la disparition récente de Roger Orengo, cette exposition présente une rétrospective de son travail, de son talent d'artiste-peintre et illustrateur, exposition voulue et organisée par sa famille et ses amis, comme nous le dit Françoise Guyon avec une pointe de larme au coin de l’œil. Ainsi, ses huiles, aquarelles, illustrations et ouvrages orneront le Centre culturel de la Coupole jusqu’au 20 mai. Un hommage sincère à cet homme, peintre et poète, à l’artiste actif qu’il était dans la vie culturelle gaudoise.

Marcel Orengo

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VENCE

Le 16 mai 2019

 

               Il était une fois le cimetière du château de Nice

                    Par Agnés Dumartin, conférencière

 

                Le 24 juin 1783, Victor Amédée de Savoie interdisait par décret l’ensevelissement dans les églises, en parallèle de décisions similaires prises en France par Louis XVI. La municipalité de Nice se voyait contrainte désormais de trouver de nouveaux « champs de repos » qui devraient impérativement se situer aux extérieurs de la ville, au motif principal de la salubrité. Le site de la colline du château, abandonné depuis la destruction de la citadelle, sur ordre de Louis XIV, semblait répondre en tous points aux exigences du souverain de Piémont Sardaigne.

                Moins d’un mois plus tard, le 10 Juillet 1783 était inauguré le cimetière du Château, premier cimetière municipal à l’extérieur de Nice, situé dans un cadre remarquable, qui bientôt deviendra un extraordinaire musée à ciel ouvert, un répertoire funéraire d’exception, de même qu’une sorte de bottin mondain des célébrités niçoises et étrangères. La preuve vivante, si l’on peut dire, que les cimetières ne sont pas tristes, ils sont aussi la vie des hommes.

                Après l'incendie de l’opéra de Nice en 1881, qui fait environ deux cents victimes, un monument en forme de pyramide rendant hommage à ces derniers est érigé prés de l’entrée.

                Les personnes ensevelies au cimetière du Château sont issues de milieux sociaux variés. Ce sont à la fois le petit peuple, mais aussi les notables et les étrangers des nombreuses communautés de la ville (russes ou anglaises par exemple). Parmi les notables, on rencontre l'amiral Félix de Constantin de Châteauneuf, le corsaire Joseph Bavastro, le peintre Clément Roassal, l’ingénieur Victor Guige, des scientifiques tels Antoine Risso ou Paul Montel.

                Parmi les personnalités étrangères à la ville, Alexandre Herzen père du socialisme russe, Emil Jellinek, fondateur de Mercedes, le politicien Léon Gambetta, le joaillier Alfred Van Cleef, la fille d’Henri Matisse, Marguerite Duthuit-Matisse, l'écrivain Gaston Leroux, l'écrivain et scénariste René Goscinny, l’actrice Renée Saint-Cyr et son fils le réalisateur Georges Lautner.

                Deux mille huit cents tombes qui surplombent Nice, peut être un soir entre chien et loup rencontrerons-nous dans ces allées une âme errante...

                « ... J’aime venir à me promener parmi ces tombes, j’ai tout mon temps pour le faire. Dans ce vaste jardin j’aime ses fleurs, et ici elles sont si variées, avec des saisons plus propices. Ainsi au début du mois de novembre c’est un festival de couleurs, une fête pour moi dans ma morne vie de les découvrir, qu’elles soient cueillies et joliment disposées dans un vase, ou encore tressées en couronnes. Celles sculptées dans la pierre me ravissent moins, mais j’aime tout de même les contempler l’hiver, lorsque le froid a fait perdre éclat et fraîcheur aux glaïeuls, aux chrysanthèmes et aux roses. J’ai beaucoup de plaisir à contempler les roses blanches, un plaisir teinté toujours d’un peu de mélancolie, car le plus souvent elles fleurissent des tombes d’enfants. Ici repose... Repose en paix… Dans mes visites quotidiennes je lis souvent ces courts textes sur les tombes, et cette lecture me procure un petit sentiment de jalousie. Moi je n’ai jamais trouvé le repos, et pourtant je suis mort depuis si longtemps… »

Raymond Ardisson

VENCE

Le 15 mai 2019

Si la Nature m'était contée...

 

                Ce mercredi 15 mai à 10h30, à la médiathèque vençoise, une intervenante passionnante a fait briller les yeux de nos pitchouns. Annick STEPHAN est issue du milieu associatif et agricole et s'est tournée vers l'Éducation en 2013, formée par la compagnie « La Hulotte ». Passionnée de nature et de théâtre, animatrice dans les écoles, centres de loisirs, instituts spécialisés, médiathèques, mais aussi en privé pour les sorties familiales ou amicales, anniversaires, garde d'enfants... Elle allie la science de la nature et l'imaginaire, et elle a la volonté de rendre l'éducation à la nature aussi fantastique et passionnante.

                La création de supports artistiques et éducatifs variés et ludiques lui permet de toucher un large public dans le souhait de faire naître des émotions, des passions contribuant ainsi à façonner les citoyens de demain. À l'image du rouge-gorge, elle compte bien faire entendre sa voix, été comme hiver, pour défendre sa cause. Les trois contes de ce jour sont les suivants :

(Lire la suite ICI)

TOURRETTES

Le 15 mai 2019

Exposition "Soleils et Lumières"

Yveline Raynaut est bien connue des amateurs de la troupe théâtrale « Lo Cepon » où, souvent, elle joue le rôle de Berthe, paysanne pleine de bon sens et fière de ses origines. Mais aujourd’hui c’est l’artiste-peintre qui nous intéresse et, plus particulièrement, son exposition à Tourrettes-sur-Loup intitulée « Soleils et Lumières ».

Yveline s’est laissée bercer par les couleurs du soleil dans les branches d’arbres, sur la mer pour le plus grand plaisir des visiteurs.

À découvrir au n°1 de la place de la Libération pendant deux semaines.

Marcel Orengo

SAINT-JEANNET

Le 12 mai 2019

Concert du Chœur de femmes

                Saint-Jeannet accueillait pour la première fois le Chœur de Femmes du Conservatoire de VENCE, avec la pianiste Alix NGUYEN, sous la direction de Sarmad KHOURY.                L’Office de Tourisme n’avait pas ménagé ses efforts. Des affiches aux allures printanières et fleuries apposées à chaque coin de rue indiquaient le concert sur le thème « DE LA NATURE ». Très vite, l’église s’est remplie, le beau temps aidant, les portes sont restées ouvertes pendant le spectacle, la place étant préservée de la circulation dans ce havre de paix d’un vrai village.

                Les partitions avaient été choisies avec éclectisme : Rondel de Charles d’Orléans mis en musique par Claude Debussy, Lieder d’Amour de Johannes Brahmes, Irish Blessing, et un chant arménien pour célébrer un des symboles du printemps,  l’hirondelle «Tsitsernak, tsitsernak » de Komitas, entre autres chants, avec un accompagnement complice au piano.

                Il y a une telle générosité dans l’offrande de cette musique vocale, il y a une telle énergie et empathie dans la Direction du chœur, que les auditeurs y ont trouvé grand plaisir si l’on en juge à l’aune de la vigueur et de la durée des applaudissements. En un an le chœur a doublé : de 12 femmes au départ il en compte aujourd’hui 25, et leurs visages étaient rayonnants, au début comme à la fin du spectacle.

                Avant que chacun ne reparte, le Chef de chœur a invité tout le monde à rester encore un peu ensemble pour partager le verre de l’amitié avec quiches et chips, le tout proposé avec le sourire.

                Un moment festif de mai où Dame Nature se pare de couleurs, parfums et belles vibrations sonores.

Danielle Vallée

TOURRETTES

Le 11 mai 2019

Concert à Saint Grégoire

Quatre ensembles musicaux composés d’élèves, anciens élèves, et des professeurs du Conservatoire de musique de Vence ont donné un concert dans l’église du village de Tourrettes-sur-Loup.

 

Le groupe « Les Artistes de l’ébène », sous la direction de Marc Duthilleul, est né de la réunion d’anciens élèves et de clarinettistes venus d’autres régions ; tous souhaitaient continuer une pratique musicale enrichissante et distrayante.

L’ensemble « Cordes et âmes » dirigé par Sylvie Gaglio, formation récente, est le fruit d’une volonté commune de partage musical et d’échange humain.

« Azimut », ensemble de musique de chambre, a été créé en 2016 par le Conservatoire sous la direction de Mauricio Lozano. L’objectif est de réunir des élèves devenus adultes et musiciens amateurs confirmés dans une formation leur permettant de pratiquer leur instrument pour leur plaisir et celui des spectateurs.

Enfin, « Chœur mixte », constitué d’une trentaine de choristes, chante une sélection de chansons françaises autour de la figure de Ronsard dont les textes sont mis en musique depuis la Renaissance jusqu’à nos jours.

Une chose est certaine, le public est conquis. Les applaudissements fusent tout au long de l’après-midi.

Marcel Orengo

VENCE

Le 11 mai 2019

Un sentier réhabilité au cœur de La Sine !

 

Ce samedi à partir de 11h, une bonne trentaine de personnes se sont réunies au bois de La Sine pour fêter, avec un apéritif convivial, l'inauguration de l'ancien chemin muletier de La Colle-sur-Loup, réhabilité pour le plus grand bonheur des promeneurs, cavaliers et cyclistes, par l'Écologie Pour Vence, avec le concours de Vence Ouest et de bénévoles de Vence et des communes limitrophes de la forêt de La Sine et par Patrice Miran, adjoint à l'environnement.

N'hésitez pas à l'emprunter lors de vos promenades ! Il part de la carrière de silice côté vençois (à partir du chemin de La Sine, prendre le chemin de La Plus Haute Sine à droite vers la carrière Oddoart et l’entreprise Metafer, se garer au parking et continuer à pieds jusqu'à la fourche du chemin et prendre tout de suite à gauche : vous y êtes ! ).

Un très beau moment de partage et d'échange autour du verre de l'amitié qui fait suite à un travail collectif !

Emmanuèle Le Breton - Pillard

VENCE

Le 10 mai 2019-05-15

INAUGURATION D’UNE GIVE BOX

 

                Vendredi dernier, une Give box a été inaugurée à l'école maternelle des Bigaradiers, une « boite à troc » bien utile pour les petits élèves. Créée à l'initiatives de leurs parents, celle-ci permet d'échanger des livres et des jouets, et surtout de ne pas avoir à toucher au budget de l'année scolaire de l’établissement.

                Déjà pratiqué à l'époque où l'argent n'existait pas, le troc est donc remis au goût du jour d'une manière pratique et fort sympathique, occasionnant également des rencontres extrascolaires.

                Longue vie à cette Give box, et encore bravo aux parents d'élèves.

 

Damien Courouble

VENCE

Le 8 mai 2019

Vence commémore la fin du dernier conflit mondial   

 

                Signée en deux temps les 7 et 8 mai 1945 entre les alliés et les représentants allemands, cette date devenue fériée par décret met fin au conflit en Europe. Une guerre qui allait faire, civils et militaires confondus, plus de 60 millions de morts.

                Comme chaque année et comme partout dans le pays Vence se souvient. Après la messe à la cathédrale, le cortège et tous les participants se groupent devant le monument aux Morts de la Résistance où l’élue Josiane Gattaciecca - déléguée aux Associations patriotiques - prononce quelques mots pour rendre hommage aux Résistants, la plupart des civils qui ont combattu l’occupant sur notre sol en y sacrifiant leur vie.

                Après la levée des couleurs, Bernard JOUDON, président de la section vençoise des membres de la Légion d’honneur, rend hommage aux disparus récents dans notre ville. Henri Köhler ancien combattant, Marie-Jeanne Eyffret épouse du résistant Marcel Eyffret, Paulette Stuerga, dont le père résistant a été tué par les Allemands, et Augustin Depardieu, président de l’Association des Combattants d’Afrique du Nord.

                Après une minute de silence, deux collégiennes lisent un texte du Maréchal De Lattre de Tassigny. Le cortège se rend alors aux monuments aux Morts à l’intérieur du cimetière. Catherine Le Lan, maire de Vence, lit le texte officiel de la Secrétaire d’État auprès du ministère des armées, texte qui sera lu sur tout notre territoire en cette occasion. En voici quelques extraits.

                « Il y a 74 ans l’Allemagne signait sa capitulation sans conditions. Ainsi la France s’inscrivait dans le cercle des vainqueurs. Après tant de combats, de victimes, et de destructions, l’Allemagne est vaincue. C’est la victoire sur un régime totalitaire, raciste et criminel. La France exprime sa reconnaissance à tous ses fils qui ont combattu pour la patrie. Les combattants de 40, les Français libres, tous ceux qui ont répondu à la Résistance, et les armées de Leclerc et De Lattre. Aujourd’hui nous nous souvenons des déchirements de notre continent et l’ampleur du désastre humain et moral. Ainsi rassemblés nous mesurons la valeur de la Paix, elle est notre héritage, la raison de vive ensemble, préservons-la. »

                Puis Rania, une jeune Syrienne, lit un texte qui décrit ce qu’elle a vu et vécu durant la guerre dans son pays, une preuve que la barbarie est toujours présente, aujourd’hui comme hier. Bernard Joudon rend hommage, d’un ton martial de circonstance, aux soldats de toutes les guerres. La cérémonie se termine avec La Marseillaise chantée par les enfants des écoles.

                On se retrouve dans la cour de la maison de retraite « La Vençoise » où un apéritif est offert, agrémenté par la musique traditionnelle du groupe La Brissaudo. Durant ce temps on installe les plats dans le grand réfectoire où les inscrits partageront la salle avec les résidents de la maison de retraite.

Raymond Ardisson

TOURRETTES

Le 8 mai 2019

Cérémonie du 8 mai 1945

 

                Le ciel est bas mais il ne pleut pas, même si, prudents, les Tourrettans ont le parapluie à la main tout au long de la cérémonie. Damien BAGARIA, le maire du village et ancien général d’armée, lance au groupe présent « Allez, on commence ».

                Après l’envoi des couleurs et le dépôt de la gerbe de fleurs au monument aux Morts, le message de madame Geneviève DARRIEUSSECQ, Secrétaire d'État auprès de la Ministre des Armées (voir le lien ci-dessous) est lu par la conseillère municipale Dominique SICARDOU.

                Le maire prend la parole en signalant la présence d’un ancien combattant, monsieur BADALASSI, et conclut son discours par ces mots : « Soyons tous des acteurs déterminés à éviter qu’un tel conflit ne se reproduise un jour dans une Europe dont les fondements, gages de la Paix depuis 74 ans, ont tendance à être mis en cause par certains ».

Marcel Orengo

VENCE 

Le 6 mai 2019 

Exposition « Jean Moulin » à la Chapelle des Pénitents blancs

 

                Organisée par Bernard JOUDON (président du Comité de la SLMH), cette exposition a pour but de sensibiliser les élèves des écoles de Vence sur ce qu'était L'Armée des Ombres.

                Délégué par le Général De Gaulle, Jean MOULIN avait pour mission de réunir tous les mouvements de résistance des zones nord et sud de la France (appelée MUR).

                Cette résistance, disait le Général Eisenhower, a économisé non seulement des vies humaines, mais également du matériel militaire bien souvent subtilisé à l'armée allemande. Elle écourta une occupation qui aurait pu être beaucoup plus longue sans ces réseaux de résistance. Ainsi Jean moulin avait-il créé le Conseil National de la Résistance sous l'impulsion de De Gaulle ; la première réunion de ce Conseil eut lieu le 27 mai 1943 à Paris, au 48 rue du Four. Avec Daniel Cordier, secrétaire principal de Jean Moulin à Lyon, le réseau commença son travail de réunification de la résistance, ainsi que des partis politiques. Lorsque Jean Moulin fut arrêté après la trahison de Hardy (affaire de Caluire), la résistance perdura avec succès jusqu'à la fin de la guerre, sous les ordres du général Delestrain. Il fut fusillé à Nice le 27 décembre 1943 sur le port de Nice par les miliciens du groupe armé du PPF.

                Cette exposition - qui se déroule à chaque commémoration sous l'égide de la SMLH et des Anciens Combattants, dont Bernard Joudon fait partie - présente une partie vençoise très documentée, ainsi que des renseignements sur la présence des résistants dans notre région, allant de Badalassi à Zimmer, en passant par Guillaume Stuerga, qui était le chef local du groupe « Combat ».  Il est à signaler que Daniel Cordier vit encore de nos jours à Antibes.

                Bon nombre de documents, photos et témoignages sont exposés, afin de ne jamais oublier cette France résistante, sans qui la guerre aurait coûté beaucoup plus cher en hommes, femmes, et enfants. À recommander pour tous, jeunes et moins jeunes, car la qualité historique, l’authenticité de ces faits, sont merveilleusement exposés. 

Damien Courouble

VENCE

Le 5 mai 2019

Rock in Vence

 Votre Courge n'aime pas, en principe le folklore américain, mais dimanche, c'était différent.

 Attirée par la voix reconnaissable de notre Dick Rivers national, j'ai vu danser toutes les générations Place du Grand Jardin.

 Entre le madison, le be-bop, le twist, le swing et le rock plus ou moins acrobatique, là se mélangeaient tous les âges, sous l'œil attendri des soixante-huitards aiguillonnés par le souvenir de leurs vingt ans.

 Quelques stands confirmaient la fête et même le soleil s'y est mis.                                                      

France-Hélène La Courge

VENCE 

Le 4 mai 2019 

VILLA ALEXANDRINE ET DANS LA VILLE 

Une journée d’étude consacrée à Witold GOMBROWICZ cinquante ans après sa mort

 

                Les habitants de Vence avaient-ils pressenti combien le locataire du deuxième étage de la Villa ALEXANDRINE, pendant les années 1964 à 1969, allait apporter, des décennies plus tard, un véritable coup de projecteur sur ces lieux. Bien sûr, Vence voyait très souvent s’y installer, pour quelques mois, pour quelques années, pour plus longtemps encore, des hommes et des femmes, français ou étrangers, connus des sphères culturelles, intellectuelles et artistiques de différents continents. Mais de GOMBROWICZ - l’exilé polonais, accompagné d’une assistante canadienne, beaucoup plus jeune et qui allait devenir sa femme dans ces lieux-mêmes, les édiles s’étant exceptionnellement déplacés à leur domicile pour cette cérémonie - s’il prenait plaisir à découvrir les villes et villages environnants, savait-on à Vence qu’il était un écrivain qui marquerait durablement ce vingtième siècle ?

                En une vie relativement courte, dans des conditions difficiles, il a écrit des textes au style inimitable. Et les quatre intervenants à cette journée d’étude vont parler de toute la complexité de l’homme et de l’écrivain, avec beaucoup d’empathie.

                Successivement, nous entendrons Mariola ODZIMKOWSKA, Malgorzata SMORAG-GOLDBERG, Piotr BILOS et Piotr Seweryn ROSOT, qui parleront des sujets (...)

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