Le parfum d’un village en fête
Chaque premier week‑end de mars, Tourrettes‑sur‑Loup se rassemble autour d’une fête qui lui ressemble : amicale, joyeuse, profondément villageoise. La Fête des Violettes, née en 1952 sous l’impulsion de l’artiste écossais Victor Linton, demeure un hommage vivant aux horticulteurs et à leur savoir‑faire, mais aussi un moment où l’on célèbre la saison de la violette dans une atmosphère chaleureuse et familière.
Le premier jour s’ouvre comme une déambulation douce dans le village décoré. Les ruelles sentent la fleur fraîche, les stands dévoilent les produits du terroir, les artisans partagent gestes et secrets, et les visiteurs découvrent les métiers liés à la culture de la violette. On goûte, on échange, on apprend : c’est un temps de rencontres, où la tradition se raconte au détour d’une place ou d’un atelier.
Le lendemain, la fête prend un tour plus effervescent. Le corso fleuri, devenu au fil des décennies une véritable institution, déploie ses chars entièrement recouverts de fleurs. Les vélos et attelages bricolés des premières éditions ont laissé place à des constructions imposantes, patiemment réalisées par les associations et les petites mains du village. Autour d’eux, la bataille de fleurs, les musiques, les costumes et les rires transforment les rues en un théâtre coloré où chacun participe, enfants comme anciens, habitants comme visiteurs.
Cette fête, plus qu’un événement, est un geste collectif. Elle rassemble producteurs, commerçants, bénévoles et familles dans un même élan, celui de faire vivre une tradition qui n’a jamais perdu son âme. À Tourrettes‑sur‑Loup, la violette n’est pas seulement une fleur : c’est un lien, un parfum de convivialité, une manière de célébrer ensemble la fin de l’hiver et la beauté d’un savoir‑faire transmis de génération en génération.
[reportage Marcel Orengo]
Une petite musique monte
La salle verte, agréable mais peu acoustique, s’anime dès 19h. Entre les éclats de rire et les vocalises un peu hésitantes, huit voix s’élèvent, se cherchent, s’accordent. Ici, pas de partition compliquée ni de pression scénique : juste le plaisir de chanter ensemble. Bienvenue dans l’univers de « Le Chant en Partage », une association aussi jeune que déterminée, où la musique se vit avant tout comme une aventure humaine.
Fabienne Méon, présidente et âme du groupe, a toujours eu la chanson chevillée au corps. « Depuis toute petite, je chantais partout, même sous la douche ! », confie-t-elle en souriant. Avec son mari Roger, trésorier et ancien « chanteur de baignoire » reconverti en baryton amateur, elle a décidé de concrétiser cette passion en juillet 2025. « On voulait créer un espace où chacun pourrait s’exprimer sans complexe », explique-t-il, non sans une pointe de fierté.
Le groupe s’est formé naturellement, au gré des rencontres et des hasards. Marie-Christine et Patrick, aux voix complémentaires, en sont les piliers. Margaux, 22 ans, a rejoint l’aventure après une soirée karaoké où son interprétation d’Édith Piaf a marqué les esprits. « Je ne m’attendais pas à me retrouver dans une troupe ! », avoue-t-elle, encore surprise. À ses côtés, Véronique, sa mamie (on a peine à le croire), prouve que la musique n’a pas d’âge. « Elle a plus d’énergie que moi ! », s’amuse Margaux.
L’ambiance est décontractée, presque familiale. « Ici, pas de jugements, pas de compétition. On chante pour le fun, et c’est tout », résume Fabienne. Les répétitions sont rythmées par des fous rires, des essais, des ratés… et parfois, des moments de grâce où les voix s’harmonisent comme par magie. « C’est ça, la magie du chant collectif », murmure Patrick, les yeux brillants.
Leur répertoire ? Un mélange éclectique de chansons françaises, de standards internationaux et même de créations originales. « On essaie de varier pour que chacun y trouve son compte », précise Roger. Après s’être produits lors de la Fête de la Musique et d’animations locales, ils préparent désormais leur premier spectacle, prévu le 26 avril 2026 à la salle des Meules. « On a un peu le trac, mais surtout une énorme envie de partager cette énergie avec le public », confie Marie-Christine.
Ce jour-là, les spectateurs découvriront une troupe attachante, où l’imperfection devient charme et où chaque note est portée par la joie de chanter ensemble. Le Chant en Partage, c’est avant tout une histoire de rencontres, de rires et de vibrations partagées », résume Fabienne.
Et si la musique adoucissait vraiment les mœurs ? À Vence, ces huit passionnés en sont la preuve vivante. Alors, pourquoi ne pas les rejoindre pour une note de bonheur ?
[reportage Marcel Orengo]
Violette, au cœur des sens
Du 20 février au 16 avril 2026, au cœur de la « Cité des Violettes », une exposition inédite invite les visiteurs à redécouvrir l’emblème du village à travers une expérience multisensorielle unique. Intitulée « VIOLETTE. Une fleur, 5 sens », cette déambulation poétique dépasse le cadre de la simple botanique pour toucher à l’âme de Tourrettes-sur-Loup.
Dès l’entrée, le ton est donné par Olivia Gustinelli, commissaire de l’exposition : ici, la violette n'est pas seulement une fleur hivernale, c’est un « emblème vivant ». Si chaque année la célèbre fête du village lui rend hommage, cette exposition propose d’aller plus loin en offrant un « nouveau regard » sur cette petite fleur mauve qui fait la fierté des Tourrettans et des habitants du pays vençois.
Un parcours pour les cinq sens
-
La force de cette exposition réside dans son approche immersive. Le visiteur n’est pas un simple spectateur, il est acteur de sa découverte. Le parcours a été conçu comme une véritable « immersion sensible » où chaque sens est sollicité :
-
° L’ouïe et l’odorat : Dans les différentes salles, des ambiances sonores et des effluves délicats accompagnent la visite, recréant l’atmosphère des champs et des ateliers.
-
° Le toucher : Des dispositifs tactiles et des jeux de matières permettent un contact direct avec l’univers de la fleur, rendant l’expérience concrète et accessible à tous les publics.
-
° La vue : Une mise en scène soignée souligne la richesse esthétique de la plante.
-
° Le goût : L’exposition n’oublie pas la dimension gustative, rappelant que la violette est un pilier du patrimoine culinaire et artisanal local.
Entre tradition et modernité
Plus qu’une simple présentation historique, « VIOLETTE. Une fleur, 5 sens » se veut un « dialogue entre passé et présent ». L’exposition rend un vibrant hommage à ceux qui, hier comme aujourd’hui, cultivent, transforment et célèbrent cette fleur fragile.
C’est une invitation à ralentir, à prendre le temps de la contemplation et à s’imprégner de la richesse symbolique d’un patrimoine qui traverse les générations. Pour les organisateurs, l’objectif est clair : sensibiliser un large public à travers un parcours pédagogique qui mêle habilement tradition et regard contemporain.
Une étape incontournable pour quiconque souhaite comprendre l'identité profonde de Tourrettes-sur-Loup et se laisser surprendre par une fleur que l'on pensait, à tort, trop bien connaître.
[reportage Marcel Orengo]
Spitler, en toute simplicité
Michel Joyard remet la parole au centre
La galerie La Pointe Badine accueillait ce 6 février un public curieux pour le vernissage de “TALKS”, la nouvelle exposition de l’artiste Michel Joyard. Dans l’atmosphère chaleureuse du lieu, les visiteurs ont découvert une série de toiles rarement montrées, réunies pour la première fois autour d’un thème central : la parole.
Face à ses œuvres, Michel Joyard résume l’intention avec une franchise qui lui ressemble : « On a essayé de regrouper quelques tableaux sur le thème de la parole. On voit des personnages qui parlent entre eux, qui qui se répondent. Et il y a aussi une histoire de temps, ce sont des tableaux anciens. Ils ont une trentaine d’années. C’est exactement ça. »
Ces peintures, créées il y a près de trente ans, semblent pourtant étonnamment actuelles. Les silhouettes dialoguent, se frôlent, s’interpellent. La parole circule, hésite, se transforme. Joyard capte ce moment fragile où l’échange devient matière, où le langage se fait geste, rythme, vibration.
L’accrochage, pensé avec sobriété, laisse respirer chaque scène. Le visiteur se retrouve témoin d’une conversation interrompue, d’un murmure suspendu, d’un secret partagé. Le temps, lui aussi, s’invite dans le parcours : ces œuvres anciennes résonnent aujourd’hui avec une force nouvelle, comme si elles anticipaient notre époque saturée de mots et de messages.
Avec “TALK”, Michel Joyard ne montre pas seulement des tableaux : il propose une expérience sensible, presque intime, où l’on regarde la parole autant qu’on l’écoute.
Un moment fort pour la galerie La Pointe Badine, et une belle redécouverte d’un artiste qui sait, depuis longtemps, faire parler ses images.
[reportage Marcel Orengo]
Un vernissage dense et émouvant pour Franta
Samedi 24 janvier 2026, 11h, le Musée de Vence a lancé ce week‑end son exposition majeure de début d’année, Franta, la condition humaine, en présence d’un public particulièrement nombreux. Habitants, élus, personnalités culturelles et amateurs d’art se sont pressés dès l’ouverture pour découvrir l’œuvre de l’artiste d’origine tchèque, installé à Vence depuis 1958.
Au milieu de cette affluence, Franta lui‑même, accompagné de sa fidèle épouse Jacqueline, était présent. Leur émotion, discrète mais palpable, a traversé la foule : un mélange de gratitude, de fierté et de profonde intensité, comme si chaque regard posé sur les œuvres réactivait une part de leur propre histoire.
Au cœur de cette exposition, un fil rouge : l’humain. Le musée rappelle que la trajectoire de Franta — exil, résistance, résilience — irrigue toute sa création. Son œuvre, figurative et expressive, se déploie comme un récit des combats d’un homme contre les formes de pouvoir et d’oppression qui traversent le monde contemporain. L’artiste y affirme une conviction constante : la condition humaine repose autant sur la défense de la liberté individuelle que sur la conscience du collectif.
Dans les salles, les visiteurs découvrent des peintures, dessins et sculptures où dominent silhouettes sombres, corps fragmentés, formes rageuses. Une esthétique volontairement tendue, marquée par les secousses de l’histoire. Mais loin du désespoir, les figures debout ou en mouvement témoignent d’une vitalité persistante, presque combative. Cette tension, signature de Franta, devient la métaphore d’un espoir possible, d’une humanité qui refuse de céder.
Reconnu dès les années 1960 comme l’une des voix d’un « nouvel humanisme », Franta continue de toucher par la force de son engagement. Son œuvre, rappelle le musée, se dresse comme un rempart contre la déshumanisation d’un monde dominé par l’autocratisme, la technologie et l’individualisme.
Le vernissage a également été l’occasion d’inaugurer l’Espace Franta, un nouvel espace permanent dédié à l’artiste au troisième étage du musée, rendu possible par une importante donation d’œuvres. L’artiste et Jacqueline, visiblement émus lors de la découverte de cet espace qui leur est désormais consacré, ont longuement échangé avec les visiteurs. L’exposition temporaire, quant à elle, se tiendra jusqu’au 24 mai 2026, offrant au public plusieurs mois pour découvrir ou redécouvrir une œuvre qui n’a jamais cessé de dialoguer avec notre époque.
[reportage France-Hélène]
Le 11 juin 2015, Franta nous avait reçus, Yves Hugues et moi, dans sa propriété de Vence. Il nous avait accordé une longue interview consacrée à son parcours, évoquant avec générosité les étapes marquantes de sa vie, dont un moment décisif : sa rencontre avec Jacqueline, celle qui deviendra son épouse.
Une cérémonie des vœux tournée vers le bilan et la cohésion
La salle Paul Ceuzin a accueilli, vendredi 23 janvier 2026, la cérémonie des vœux du maire de Tourrettes‑sur‑Loup, Frédéric Poma. Devant un public nombreux, l’édile a présenté les principales actions menées en 2025, dans un format volontairement factuel en raison de la période pré‑électorale.
Le maire a ouvert la soirée en remerciant les agents communaux, les services municipaux, les associations et les acteurs économiques du village. Trois personnalités institutionnelles étaient présentes : Vanessa Lellouche, conseillère départementale, Alexandra Borchio Fontimp, sénatrice des Alpes‑Maritimes, et Éric Pauget, député de la circonscription.
Le bilan de l’année écoulée a mis en avant plusieurs temps forts : la fête des Violettes, qui a atteint un record de fréquentation, les marchés de Noël, les Estivales, ainsi que de nombreuses expositions et animations culturelles. L’obtention du label Pays d’art et d’histoire a constitué l’un des faits marquants pour la valorisation du patrimoine local.
Sur le plan des infrastructures, le maire a rappelé l’inauguration des nouveaux locaux de la police municipale, la rénovation des courts de tennis, l’ouverture des jardins de la Bastide et l’achèvement des travaux de l’église Saint‑Grégoire. Les avancées du PLU, les actions environnementales et l’installation de nouveaux agriculteurs au domaine du Caire ont également été évoquées.
La dimension sociale a occupé une place importante, avec l’accueil de réfugiés ukrainiens, les actions du CCAS, le lancement des comités de quartier et les travaux du Conseil des sages autour de la filière violette.
Frédéric Poma a conclu en adressant ses vœux de santé et de réussite pour 2026, avant de partager la traditionnelle galette des rois avec les participants.
[reportage André Marie et Marcel Orengo]
Musiques Sacrées en l’église Saint-Grégoire
Une soirée de Musiques Sacrées
Le 18 janvier 2026, l’église Saint-Grégoire de Tourrettes-sur-Loup, récemment restaurée, est devenue le théâtre d'une parenthèse hors du temps. Sous la direction habitée de Jacques Maes, et soutenu par le jeu nuancé de la pianiste Yuko Fujie, le Chœur de Tourrettes-sur-Loup a présenté son programme « Musiques Sacrées d’hier et d’aujourd’hui », un voyage sensible à la croisée des époques.
En ouverture, le Père Daniel Bréhier a rappelé la double vocation de cette église : une « maison commune » dédiée à la prière, mais aussi un haut lieu de culture. En citant Jean-Paul II, il a souligné que la culture est l’essence même d'une vie véritablement humaine. S'appuyant ensuite sur la pensée de Saint Augustin, il a dépeint l'harmonie musicale comme le reflet de la beauté de la création, unissant ainsi patrimoine, foi et expression artistique dans un même souffle.
Prenant la suite, Dominique Honnorat, présidente du Chœur de Tourrettes-sur-Loup, a exprimé l'immense honneur pour l'ensemble d'être les premiers à se produire dans cet écrin rénové. Après avoir remercié le Père Daniel pour son accueil et la municipalité pour sa sollicitation, elle a partagé la joie du chœur et de ses chefs de retrouver le public. Avant de laisser « place à la musique », elle a conclu son allocution en adressant ses vœux de belle année 2026 aux spectateurs.
Le concert a débuté sous le signe de la sérénité avec les œuvres contemporaines d’Elaine Hagenberg. Awake, my soul et Deep peace ont enveloppé l’assemblée d’une lumière méditative, portées par une finesse vocale remarquable. Le chœur a ensuite exploré les sommets du répertoire classique : la grâce du Laudate Dominum de Mozart, la majesté du Zadok the Priest de Haendel et la poésie intemporelle du Cantique de Jean Racine de Fauré.
Un intermède pianistique, intitulé Prières de Lumière, a permis à Yuko Fujie de déployer une palette sonore introspective, prolongeant avec délicatesse cette quête de spiritualité. La seconde partie a renoué avec l'émotion pure, mêlant l'intimité d'Elaine Hagenberg au célèbre Panis Angelicus de César Franck, avant que le Te Deum n°2 de Joseph Haydn ne vienne clore la soirée dans une jubilation collective, saluée par une ovation debout.
Plus qu’un simple événement musical, ce concert a prouvé que dans l’écrin acoustique de l’église Saint-Grégoire, l’art sacré demeure un langage universel, vibrant et profondément humain.
[reportage Marcel Orengo]
Une cérémonie des vœux 2026 sous le signe de l’unité et de la transmission
Ce samedi 17 janvier, le gymnase Dandréis n'était pas seulement le théâtre d'un protocole officiel, mais le point de ralliement d'une communauté soudée. Entre performances musicales du Conservatoire et mise à l'honneur de talents locaux, la municipalité a célébré l'esprit de sa « Ville-cocon » dans une ambiance aussi solennelle que chaleureuse.
L'accueil s'est fait en musique avec les airs du groupe Lo Cepon, qui a immédiatement installé une proximité avec les participants dès leur arrivée. Pour lancer officiellement la réunion, l’ensemble de flûtistes « Les Piccolo » du Conservatoire de Musique a pris le relais, apportant une touche de fraîcheur et de dynamisme à l'ouverture du discours.
Une assemblée de visages familiers et officiels
L’événement a également été marqué par la présence de nombreuses personnalités de la région, venues témoigner de leur attachement à la cité vençoise. Parmi elles, l'élégance et la tradition étaient incarnées par Marie-Florentine Clerico, Reine de Vence 2025, dont la présence symbolisait la continuité des coutumes et le rayonnement de la jeunesse locale.
En raison de la période de réserve électorale, le Maire, Régis Lebigre, a fait l'impasse sur le traditionnel catalogue de bilans et de projets. Il a préféré centrer son message sur la force du modèle vençois : une ville autonome, riche de ses commerces et de ses services, où le lien entre les générations reste une réalité concrète. « C’est cette unité Vençoise qui nous relie et nous permet de résister à l'anxiété de ces temps incertains », a-t-il martelé, définissant Vence comme une ville qui unit et protège, de la petite enfance au grand âge.
La séquence des médaillés 2026 de la Ville a permis de mettre en lumière la diversité de l'excellence locale :
Elsa Lelaumier, pour son rôle de Présidente du jury du Goncourt des Lycéens 2025.
Gabriel Bain, champion de France Caterham 420 R et pilote prodige.
Maryse Baillon, récompensée pour son engagement indissociable des fêtes traditionnelles.
Pour conclure cette matinée, le symbole a rejoint la tradition. La classe de galoubet et tambourin du Conservatoire de Musique de Vence, sous la baguette de Barthélémy Clerico, a interprété une Marseillaise remarquée. Les instruments provençaux ont donné un relief particulier à l'hymne national, clôturant l'événement sur une note de fierté partagée avant le moment de convivialité final.
[reportage Marcel Orengo]
Échos Visuels
Exposition du photo-club IBM Côte d’Azur au centre culturel La Coupole.
Fidèle à la tradition Le Photo-club IBM Côte d’Azur a décoré les murs du centre culturel au travers d’une superbe exposition sur le thème Échos Visuels. Un remarquable jeu de couleurs et de créativité se déploie au travers des œuvres des membres du club, mettant en valeur une maîtrise aboutie de la technique de composition en diptyque. Présent lors de l’évènement, Bruno Lamy, adjoint à la culture représentant le Maire Bruno Bettati, a souligné et salué la qualité du travail présenté lors de cette exposition.
Pour le plaisir des yeux n’hésitez pas à venir découvrir cette exposition jusqu’au 27 Janvier prochain. Centre culturel LA COUPOLE 7382-7446 Rte de Cagnes 06610 La Gaude
Maurice ZANELLA
.jpg)
Inauguration et bénédiction de l'église :
une journée historique pour le patrimoine tourrettan
Le soleil d'hiver baigne la cité des violettes d'une lumière cristalline ce matin du 11 janvier 2026. Sur la place du Scouredon, l'effervescence est à son comble. Face au panorama grandiose des Baous, les habitants de Tourrettes-sur-Loup se sont massés pour assister à un moment historique : la réouverture officielle de leur église paroissiale. Devant l'assistance, les personnalités se succèdent au micro pour célébrer ce renouveau patrimonial, mêlant autorités de la République et dignitaires de l'Église dans une solennité partagée.
C’est Madame Dominique Estrosi-Sassone, Sénatrice des Alpes-Maritimes, qui porte la voix de la Nation en ouvrant ces hommages, soulignant l'importance de nos racines communes. À ses côtés, Monseigneur Jean-Philippe Nault, Évêque du Diocèse de Nice, exprime la joie de la communauté catholique de retrouver son sanctuaire.
En sa qualité d'hôte et de premier magistrat, Monsieur Frédéric Poma, Maire de Tourrettes-sur-Loup, prend ensuite la parole pour retracer le chemin parcouru par sa commune. Il rend un vibrant hommage au talent des artisans et des Compagnons qui ont œuvré à cette restauration, tout en saluant l'engagement des partenaires publics. Il est soutenu dans cette démarche par Madame Vanessa Lellouche, Conseillère départementale, dont l'intervention rappelle l'attachement du Département au financement de tels chantiers d'exception, indispensables à l'identité locale.
Le monde ecclésiastique, gardien de l'âme du lieu, est également à l'honneur avec la présence du Chanoine Daniel Bréhier, Curé de la paroisse, entouré du Père Alexis Barraza Diaz, Vicaire, du Père Slawomir Szczepaniak, Prêtre résident, et de Monsieur Jean-Marie Leyssene, Diacre.
Une fois les discours achevés, la foule franchit enfin le grand portail de bois pour découvrir la nef restaurée, où l'émotion se fait plus recueillie. Le point d'orgue de cette matinée est alors la célébration de la messe solennelle, présidée par Monseigneur Jean-Philippe Nault.
Sous les voûtes qui résonnent à nouveau de chants sacrés, l'Évêque, entouré du clergé local, conduit cette liturgie d'action de grâce. Ce moment de communion spirituelle vient parfaire la dimension civile de l'événement, redonnant à l'église de Tourrettes-sur-Loup sa pleine vocation : celle d'un monument de pierres vivantes rendu à la foi et à la mémoire des habitants.
[reportage André Marie et Marcel Orengo]
Lo Cepon célèbre son 18e Baleti
VENCE — En ce tout début d’année 2026, la salle paroissiale de Vence a retrouvé des airs de fête d’antan.
Samedi 3 janvier, l’association Lo Cepon a rassemblé habitants, danseurs passionnés et curieux pour son traditionnel Baleti d’hiver, un rendez‑vous désormais incontournable pour les amoureux des musiques et danses provençales.
Dès la tombée de la nuit, les premiers accords de galoubet‑tambourin ont résonné dans la salle, donnant le ton d’une soirée placée sous le signe de la convivialité. Autour des musiciens, les couples se sont rapidement formés pour enchaîner farandoles, rigodons, quadrilles et autres danses collectives qui font la richesse du patrimoine local.
« Ce bal, c’est notre manière d’ouvrir l’année en rassemblant les Vençois autour de ce qui nous unit : la langue, la musique et la joie de danser ensemble », a confié un membre de Lo Cepon, visiblement ravi de voir la salle comble malgré la fraîcheur hivernale.
Entre deux sets, les participants ont pu profiter d’un buffet partagé, fidèle à l’esprit associatif, favorisant les échanges et les retrouvailles. Plusieurs familles venues avec enfants ont souligné la dimension intergénérationnelle de l’événement, où les plus jeunes apprennent les pas en observant les anciens.
Avec ce Baletti 2026, Lo Cepon confirme une fois encore son rôle essentiel dans la transmission des traditions provençales à Vence. Une manière chaleureuse de commencer l’année, les pieds sur le parquet et le cœur au pays.
[reportage France-Hélène}












